Novembre 24, 2025

Réunion historique du Sommet du G20 à Johannesburg : cap sur la croissance mondiale inclusive, résiliente et durable

Le Sommet des dirigeants du G20 s’est conclu par une déclaration audacieuse, témoignant de la volonté à bâtir une économie mondiale plus inclusive, résiliente et durable. Le 23 novembre 2025, les chefs d’État et de gouvernement ont annoncé des engagements ambitieux, concernant la croissance et l’industrialisation de l’Afrique, la résilience face aux catastrophes, les transitions énergétiques, les minéraux stratégiques, la sécurité alimentaire, la stabilité financière ainsi que l’innovation responsable en matière d’intelligence artificielle (IA).

Le Groupe des 20 regroupe 19 pays et l’Union européenne, représentant les principales économies de la planète. Ses membres, à savoir l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, la Turquie, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union européenne, représentent plus de 80 % du PIB mondial, 75 % du commerce international et les deux tiers de la population mondiale. De ce fait, le G20 constitue un important forum de coopération économique internationale.

En sa qualité de présidente, l’Afrique du Sud a convié, en plus des principales parties prenantes, plusieurs autres pays et organisations internationales tels que des communautés économiques régionales et continentales. Son Excellence M. Elias M. Magosi, Secrétaire exécutif de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et d’autres responsables des Communautés économiques régionales africaines ont notamment participé à l’événement.

Le G20 a réaffirmé son soutien à la transformation économique de l’Afrique, notamment par l’initiative phare qu’est le Compact with Africa (CwA). Lancé en 2017, le Compact with Africa favorise l’investissement privé grâce à des réformes renforçant la stabilité macroéconomique et l’environnement des affaires. Les dirigeants ont salué le lancement de la deuxième étape du Compact with Africa (2025–2033), appuyée par un nouveau fonds multidonateurs de la Banque mondiale, et ont annoncé l’adhésion de la Zambie et de l’Angola. Ces partenariats élargis visent en effet à stimuler l’industrialisation, le commerce et l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales.

Par ailleurs, pour favoriser la résilience face aux catastrophes, les dirigeants ont adopté des principes directeurs de réduction des risques, instauré un cadre d’évaluation de la préparation à la relance et se sont engagés à mettre en place des systèmes universels d’alerte précoce d’ici 2027. Les transitions énergétiques ont occupé une place centrale avec l’initiative Mission 300, qui ambitionne de fournir à 300 millions d’Africains un accès à l’électricité d’ici 2030. Les dirigeants se sont également engagés à tripler les capacités en énergies renouvelables et à doubler les gains d’efficacité énergétique d’ici la fin de la décennie.

Le G20 a présenté un Cadre sur les minéraux critiques destiné à assurer la transparence des chaînes d’approvisionnement, promouvoir la valorisation locale et renforcer la gouvernance d’un secteur minier durable. Des mesures ont été prises pour renforcer le développement industriel grâce à l’application de nouveaux principes liant la production manufacturière au travail décent, à la protection sociale et au soutien aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME) ainsi qu’aux jeunes entreprises innovantes.

La sécurité alimentaire est demeurée une priorité et les dirigeants s’engageant à atteindre l’objectif Faim « zéro » par des méthodes fondées sur la philosophie Ubuntu pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Celles-ci consistent à investir dans les petits exploitants agricoles, réduire le gaspillage alimentaire et développer une agriculture qui résiste aux aléas climatiques. Les dirigeants ont également réaffirmé leur appui aux initiatives africaines menées dans le cadre du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

S’agissant des mesures en faveur de la stabilité financière, les dirigeants ont convenu de réformes destinées à accroître les capacités de prêt des banques multilatérales de développement, de renforcer la gouvernance du Fonds monétaire international (FMI) par la création d’un nouveau siège pour l’Afrique subsaharienne, et de lancer l’Initiative Héritage Ubuntu afin d’accélérer les projets d’infrastructures transfrontalières.

Ils ont également promis d’exploiter les ressources de l’intelligence artificielle et les technologies numériques pour accélérer la réalisation des objectifs de développement durable. Ces engagements incluent l’élaboration de cadres de gouvernance sûrs et éthiques pour l’IA, une coopération mondiale à travers le Dispositif d’assistance aux politiques technologiques de l’UNESCO, ainsi que le lancement de l’Initiative IA pour l’Afrique, destinée à consolider les capacités informatiques et à enrichir le vivier de talents sur le continent.

Le Sommet s’est achevé par un appel à la solidarité et au multilatéralisme. Les dirigeants ont réaffirmé leur volonté de ne laisser personne de côté et de veiller à ce que les politiques économiques mondiales favorisent la productivité, l’équité et le développement durable pour tous.  Vous pouvez consulter la Déclaration ici : https://g20.org/wp-content/uploads/2025/11/2025-G20-Summit-Declaration.pdf