Le Secrétariat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a présenté les progrès significatifs réalisés en matière d’intégration touristique régionale au cours de la foire Internationale Tourismus-Börse (Internationale Tourismus Börse, ITB) Berlin 2026, où l’Angola était le pays hôte officiel le 4 mars 2026.
Cette mise à jour a été communiquée au cours d’une session des parties prenantes, soutenue par le gouvernement allemand et l’Union européenne, et mise en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH. Le programme touristique 2020-2030 de la SADC offre une feuille de route coordonnée pour le développement durable du tourisme à l’échelle des 16 États membres de la Communauté.
Mme Marygoreth Mushi, responsable du programme de développement des politiques et du marché, a mis en avant les avancées dans trois domaines prioritaires : l’harmonisation des visas, l’accès aérien et le développement de produits transfrontaliers. Elle a souligné que la coopération régionale est essentielle pour libérer le plein potentiel du tourisme en tant que moteur de croissance inclusive, de création d’emplois et de protection de l’environnement dans l’ensemble de l’Afrique australe.
Une étude sur l’accès aérien, désormais achevée, a été soumise à l’examen des ministres. Cette étude identifie comme principales contraintes : la lente mise en œuvre du Marché unique africain du transport aérien (SAATM), les taxes aériennes élevées, le nombre limité de liaisons et l’insuffisance des infrastructures.
Parmi les recommandations figurent : l’accélération de l’adoption du SAATM, l’harmonisation des charges liées à l’aviation et la coordination des investissements dans les infrastructures. L’Alliance du tourisme d’Afrique australe (SATA) a confirmé qu’elle contribuerait à opérationnaliser ces conclusions à travers ses réseaux du secteur privé.
Des progrès ont également été signalés concernant le projet pilote UniVisa touristique de la SADC, qui implique l’Angola, le Mozambique, la Namibie, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe. Des systèmes TIC, des cadres juridiques et des modèles de partage des recettes ont été élaborés, comparés aux références établies par l’UniVisa KAZA et le Visa touristique de l’Afrique de l’Est.
Un programme de formation en service à la clientèle destiné au personnel de l’immigration a été introduit afin d’assurer un équilibre entre les exigences de sécurité et l’expérience des visiteurs. La SATA a soutenu la mise en œuvre de ces initiatives à travers des formations en gestion des frontières ainsi que des initiatives de gestion des risques de catastrophe.
L’intégration du tourisme transfrontalier progresse également grâce aux Aires de conservation transfrontalières, où la réduction des obstacles aux déplacements est considérée comme essentielle pour renforcer la compétitivité. M. Nick Tucker, du programme Boundless Southern Africa, a indiqué que rien ne rend l’intégration régionale plus concrète qu’une expérience touristique transfrontalière fonctionnelle, et que chaque réduction des obstacles aux déplacements renforce la compétitivité.
Le Programme touristique de la SADC vise à garantir que, d’ici 2030, le tourisme transfrontalier multi-destinations en Afrique australe dépasse le taux moyen de croissance mondial. Présidant la session, la Directrice générale par intérim de South African Tourism, Dr Shamilla Chettiar, a souligné que la collaboration constitue le fondement du secteur, déclarant que les parties prenantes doivent travailler ensemble afin de pouvoir être compétitives.